Les domaines de la logistique

Comme nous l’avons dit plus haut la logistique n’a pas une définition, elle a des définitions qui varient selon les auteurs et les contextes. Toutefois ces définitions ont un dénominateur (les notions de qualité, de coût et de délais). Elle s’occupe de la gestion des ressources avec le souci d’optimiser les coûts et de réaliser les opérations dans le strict respect des délais. 

Les domaines de la logistique sont nombreux et variés dans cet article, ils seront analysés sous divers angles :

Selon le domaine

–  Logistique agro-alimentaire

Selon la fonction

–  Logistique évènementielle

–  Logistique forestière

–  Logistique humanitaire  Logistique industrielle 

–  Logistique pétrolière

–  Logistique verte

–  Logistique commerciale

–  Logistique d’approvisionnement

–  Logistique d’appui

–  Logistique de distribution

–  Logistique de production

–  Logistique de soutien

–  Logistique de stockage

–  Logistique des retours

–  Logistique des services 

–  Logistique des transports 

–  Logistique durable 

–   Logistique inverse

Selon l’espace 

Dans cette catégorie, nous pouvons avoir : Logistique globale, logistique internationale, logistique interne, logistique suply chain, logistique urbaine


Selon les 3 niveaux décisionnels de l’entreprise


Décisions stratégiques

– Logistique de pilotage

Décisions tactiques

–  Logistique de support

Décisions opérationnelles

–  Logistique opérationnelle


La logistique agro-alimentaire


Le secteur agro-alimentaire est soumis à de nombreuses normes et réglementations, non seulement imposées par le législateur, mais également par ses distributeurs. Pour rester compétitives sur un marché concurrentiel, les industries agroalimentaires doivent améliorer leurs performances dans le domaine de la logistique. En d’autres termes : améliorer l’efficacité de leur organisation logistique. La parfaite maîtrise du processus SCM est devenu un enjeu stratégique pour les entreprises. Tous les moyens de contrôle sont à optimiser pour conserver et développer la confiance du consommateur.

 La logistique agroalimentaire peut-être définit comme la pratique des méthodes traditionnelles de la logistique dans la gestion des flux des produits agroalimentaires. Nous comptons parmi ces produits, les produits des exploitations agricoles (tubercules, fruits, légumes…), les produits de l’élevage (viande, lait et produits dérivés), les produits de la pêche (poissons, fruits de mer…), les produits de la forêt à leur état brut ou ayant subis une transformation.

Caractéristiques de la logistique agro-alimentaire

Le domaine agroalimentaire prend en compte les différents segments de la chaine logistique, partant de l’amont vers l’aval en passant par la logistique interne. Ceci nous amène à faire une distinction sur les principales caractéristiques suivantes :

Le premier segment amont (logistique amont)

Il concerne toutes les activités amont ayant pour objectif  l’achat et l’acheminement des matières premières (des bassins de production vers les centres de transformations).

Le second segment (logistique interne)

Il concerne la transformation proprement dite. Elle est faite pour rendre les produits comestibles mais aussi à des fins de conservation.

Le troisième segment (logistique aval)

Il englobe les activités de distribution en général

La nature des produits :

 Il s’agit principalement des produits périssables, ils ont une durée de conservation limitée. Il nécessite tout au long de leur chaine des moyens assez particuliers  tel que : véhicules frigorifiques, conteneurs à température contrôlée, équipement spécifiques  généralement pour des produits frais ou surgelés, des entrepôts de stockage respectant les normes en la matière, ils doivent être régulièrement contrôlés et désinfectés, l’hygiène est le maitre mot car les risques sanitaires sont trop élevés (développement des bactéries), il est donc conseil d’installer des contrôles obligatoires le long de la chaine logistique afin de vérifier que les produits sont manipulés, stockés, conditionnés, transportés et transformés  dans le respect des normes.

 L’industrie agroalimentaire utilise des technologies de plus en plus très modernes, la méthode FIFO (First-in First –out) est utilisée comme modèle de gestion  pour éviter les problèmes de péremption des produits.

 Enjeux de la logistique agroalimentaire

Les lieux de production et de consommation sont très souvent distants pour différentes raisons. La production des denrées agricoles dépend de la qualité des eaux, du sol et du climat. Ce qui se traduit par le fait que certain produits ne peuvent être produit que dans certaines régions géographiques.

Le savoir-faire dans la transformation (maîtrise et respect des normes de qualité) est parfois détenu par des industries qui vont se localiser soit dans le lieu où se trouvent les matières premières, soit dans le lieu de consommation ou alors dans une position intermédiaire. Dans tous les cas, il y a des flux physiques de marchandises à gérer en amont (approvisionnement) dans les industries (transformation) et en aval (distribution).

 Contraintes de la logistique agroalimentaire

Le secteur agro-alimentaire est soumis à de nombreuses normes et réglementations, non seulement imposées par le législateur, mais également par ses distributeurs. Pour rester compétitives sur un marché concurrentiel, les industries agroalimentaires doivent améliorer leurs performances dans le domaine de la logistique. En d’autres termes : améliorer l’efficacité de leur organisation logistique. La parfaite maîtrise du processus SCM est devenu un enjeu stratégique pour les entreprises. Tous les moyens de contrôle sont à optimiser pour conserver et développer la confiance du consommateur.

La qualité des produits :

Elle doit être garantie sur toute la chaîne logistique. Ce qui se traduit par le strict respect des normes et procédés, la réalisation des contrôles obligatoires et l’information des consommateurs

Le temps :

En parlant de temps, nous voyons  plus le problème de DLC (date limite de consommation) ou de DLUO (date limite de consommation optimale). Dans  le domaine agroalimentaire, la plus part  des produits ont une date limite de conservation au-delà de laquelle toute consommation est proscrite. Il est donc claire que toute perte de temps ou retard dans sa livraison  réduit son temps de vie (temps pendant lequel le produit peut être consommé).

Les moyens :

Le caractère périssable des produits agroalimentaires  exigent l’emploi de moyens spécifiques pour leur conservation et leur acheminement. Pour les produits frais et surgelés, le respect de la chaine de froid est d’une importance capitale pour garantir la qualité des produits. La méthode de gestion utilisée est le FIFO (First-in First- out)

Logistique commerciale

La  logistique commerciale consiste à planifier puis à  contrôler les flux de biens depuis leur centre de production jusqu’à  leurs  lieux de consommation, sous la contrainte d’un montant de coût acceptable et  d’un service  suffisant  à  la clientèle.

La fonction logistique  revêt une  importance grandissante  dans  les entreprises  car  elle constitue  un  centre de  coûts  importants qu’il  est  

possible de réduire. Dans certaines  branches d’activité, on estime que  le coût de la  logistique  peut  représenter  jusqu’à  15  % du prix du produit. Dans un environnement de         plus en plus          concurrentiel, les entreprises trouvent  dans  la          logistique des facteurs  de compétitivité.

L’analyse  de  l’entreprise de  Michael  Porter  en        « chaîne de          valeurs »   

  décompose          l’exploitation  d’une  entreprise        en activités           et donne  toute  son  importance  à la fonction       logistique.  Il distingue  :       

  • les activités principales  :  logistique,  production, commercialisation  et   

  vente  et après-vente  

  • les activités de          soutien qui  permettent d’optimiser  la       réalisation  des  

  activités  principales  :         

   achats, recherche et développement        technologique, gestion des ressources

 Les activités logistiques       

    On peut les regrouper dans deux catégories principales   

  • La distribution physique des produits qui comprend :       
  • le regroupement des commandes,
  • l’établissement des programmes de livraison
  • la gestion du transport des produits
  • l’organisation de la manutention
  • l’organisation du stockage
  • la gestion des stocks qui comprend :

  –  l’analyse du coût  de stockage

  -l’étude des méthodes de réapprovisionnement

La préoccupation  principale des logisticiens est donc d’optimiser ses différentes tâches afin d’en réduire le coût tout en assurant le meilleur service aux clients.     

 Les coûts logistiques

 On en distingue  de  nombreux.  Parmi  les principaux  on peut  citer le coût 

de transport et le coût du stockage :    

  • le coût  de transport :

  l’entreprise  peut  soit faire  appel à un transporteur, soit créer sa flotte de transport. Le coût  de transport  dépend  de la nature des produits  (poids, volume, denrées périssables,  fragiles ou dangereuses),

 du  nombre et de la dispersion des clients.   

  •    le coût du stockage :

 Il dépend du  nombre d’entrepôts, de leur localisation  et de la gestion des surfaces de  stockage. Le coût  de  stockage  varie  avec la nature des produits  et  les équipements nécessaires à la conservation des matières. Une organisation rationnelle des surfaces et des procédures d’entrée, de rangement et de sortie des produits conduit  à réduire sensiblement  le  coût de l’entreposage.         

(Selon la fonction) Activité d’interface avec la vente et le marketing. Essentiellement axée sur la gestion des données et des flux informationnels. La logistique commerciale concerne la gestion des flux documentaires partant de la gestion de la demande (prévisions), l’enregistrement, le traitement et le suivi des commandes clients, le suivi de  l’encaissement des factures et le traitement d’éventuelles réclamations (Gestion de la relation client).

Logistique d’approvisionnement

(Selon la fonction). Ensemble des activités qui ont pour objectif d’assurer la mise à disposition dans les délais souhaités par l’entreprise des références et quantités voulues de matières premières, produits semi-finis, équipements dans les meilleures conditions de coût. Le besoin des différents groupes de marchandises doit être déterminé en collaboration avec le département des achats et en tenant compte des stocks disponibles.

Logistique d’appui

La logistique d’appui réalise des prestations de service et la gestion des moyens généraux pour les différentes fonctions opérationnelles dans les domaines suivants : documentation, informatique, formation, affaires générales (voyages, hébergement, restauration, gestion du parc automobile) et stocks de consommables.​.

Logistique de distribution

(Selon la fonction) Gestion des flux physiques des produits de l’entrepôt central jusqu’aux entrepôts terminaux en passant par des opérations de transport et de stockage intermédiaires.  La logistique de distribution englobe donc des activités telles que la gestion des entrepôts, la gestion des stocks, préparation des commandes, expédition…). Logistique de distribution et logistique commerciale sont complémentaires.

La logistique de distribution, c’est la pratique des méthodes de la logistique traditionnelle pour une gestion optimisée des flux des commandes clients de l’entrepôt du fournisseur (entrepôt d’usine, entrepôt de distribution…) jusqu’au lieu de livraison convenu dans le contrat commercial.

Elle s’étend aussi à la logistique du dernier Km, s’intéresse à la fois à la circulation des flux physiques à travers le réseau de distribution (gestion des transports, gestion des stocks…), mais aussi à la gestion des infrastructures logistiques qui composent ce réseau (implantations, gestion d’entrepôt…)…

Les caractéristiques de la logistique de distribution.

 Essentiellement consacrée à la gestion des flux de marchandises, la finalité de la logistique de distribution est d’accomplir,  dans les meilleures conditions économiques et les meilleurs délais, la livraison des commandes clients. Elle se traduit par l’organisation et la réalisation des acheminements des marchandises depuis le lieu de prélèvement chez le fournisseur (fabricant, distributeur…) jusqu’au lieu de consommation finale.

 La logistique de distribution est fortement dominée par trois activités. La détermination des réseaux de distribution (ordonnancement des trajets, choix des itinéraires, choix des moyens de transports, choix des infrastructures de transbordement et de stockage…) ; la gestion des flux de transport (colisage, chargement/déchargement des véhicules, organisation des tournées, gestion des transports collectifs, gestion du retour des véhicules et des emballages vides…) ; la gestion des stocks sur l’ensemble du réseau de distribution (interne et externe).

Les enjeux de la logistique de distribution

Multiplicité des intervenants. Il convient de bien organiser la circulation des informations et des marchandises (maîtrise des flux documentaires, planification des opérations physiques à travers le réseau de distribution…) ;

Multi modalité des opérations de transport. L’éventualité d’utiliser différents modes de transport successifs pour les acheminements exige, selon la nature et taille des colis, de faire le bon choix des emballages, des UTI (Unités de Transport Intermodal) et de prévoir que les moyens de manutention adéquats sont disponibles à chaque point de transbordement ;

Respect des cahiers des charges clients. Les produis doivent être livrés en quantité et en qualité demandé, dans les délais impartis. Il faut par conséquent adopter les bonnes pratiques (moins de ruptures des charges, gestion anticipé de certaines formalités administratives, Inter modalité et accélération des temps de transbordement… ;

Maîtrise des coûts logistiques. Réduction des parcours (pour faire moins de Km, Il faut opérer une bonne détermination des routes, bien organiser les tournées, réduire le nombre de retours à vides des camions en leur proposant un fret de retour) ; bon choix des prestataires (les prestations achetées doivent correspondre aux besoins) ; meilleure combinaison de moyens ; meilleur taux de remplissage des véhicules ; recours aux stratégies logistiques collaboratives (GPA, GMA, Cross-docking…) ; optimisation des coûts des derniers Km ; recours au DRIVE ;

Maitrise des risques liés à l’acheminement (risques de transport, manutention et entreposage). Il convient de réduire le nombre de rupture de charge lors de l’acheminement, de bien protéger les marchandises et de respecter les conditions de transport pour les denrées périssables. Moins de manipulations engendrent moins de risques et par ailleurs, des coûts d’assurances maîtrisés ;

Logistique des retours. Organisation de la collecte et du le retour des emballages vides…

Les contraintes de la logistique de distribution

Contraintes liées aux marchandises. Selon la nature des produits, denrées alimentaires, marchandises périssables, marchandises dangereuses, il convient de prendre des dispositions et mesures appropriées afin d’éviter toute forme d’avarie pouvant découler des propriétés même des marchandises (recommandations réglementaires, respect des conditions de transport…) ;

Contraintes réglementaires. Obligations documentaires liées à la nature des produits à distribuer (licences, certificats d’origine, certificats de circulation…) ; obligations documentaires liés au type d’expédition (documents à produire suivant le mode de transport) ; réglementation applicable en cas de litiges ;

Contraintes géographiques.

 Le climat, l’environnement socioculturel, et tout simplement la météo peuvent amener à reconsidérer certains choix du logisticien ;

Contraintes techniques. Le manque d’infrastructures, l’absence des moyens de manutention adéquats dans les points de transbordement et au lieu de déchargement final peuvent modifier les choix des itinéraires et des moyens logistiques ;

 Les missions du logisticien de distribution

 Le logisticien de distribution, professionnel de logistique et transport, a la maîtrise de la chaîne logistique de distribution. Il organise l’acheminement des marchandises et planifie les déroulements des opérations au niveau de chaque maillon de la chaîne de distribution. Le logisticien de distribution est chargé :

de l’organisation des livraisons des commandes clients de porte à porte (door to door), du fabricant au distributeur (business to business) ou du distributeur au consommateur (business to customer) et inversement ; de la détermination du réseau de distribution (choix des entrepôts de prélèvement, choix de moyens de transports, choix des itinéraires de transport, organisation des opérations de transport multimodal…) ; de la sécurité des colis acheminés (choix des emballages adéquats pour protéger les marchandises au cours du transport, surveillance des opérations de chargement, déchargement et arrimage des colis sur les véhicules de transport…) ; de l’organisation des opérations de transport et de livraison, avec le souci d’assurer une utilisation optimale des véhicules de transport (meilleur taux de remplissage, meilleur ordonnancement des trajets, moins de Km de parcours…) ; de la mise en œuvre des stratégies logistiques collaboratrices (GPA ; GMA, Cross-dockinq, CFPR…), afin d’optimiser l’emploi des ressources de distribution et de réduire par la même occasion les coûts logistiques ; du choix des prestataires logistiques (transporteurs, transitaires). en général, le logisticien de distribution conclut un accord commercial avec ces prestataires qui alors, agissant en qualité de mandataire ou de commissionnaire prennent à leur charge la réalisation de certaines opérations (emballage, transport, manutention, entreposage, déclaration en douane export…) ; de la planification, la validation et du déclenchement des opérations auprès des prestataires logistiques, par transmission d’un ordre de travail (ordre d’expédition, ordre de transport, ordre de transit…) ; du suivi des flux de transport et de livraison (dates de départ, dates d’arrivée, itinéraires) et de la traçabilité des marchandises. il doit par conséquent pouvoir à tout moment produire un rapport sur la situation des acheminements et la position des marchandises ; de la validation des coûts logistiques de distribution (contrôles des postes facturés par les prestataires et validation des coûts avant le paiement des factures par la finance) ; Le logisticien de distribution doit disposer de bonnes connaissances sur les caractéristiques des produits à transporter ou à livrer (poids, volume, périssables, secs, à conserver sous une température dirigée, destination…) car ces dernières influencent au premier rang le choix des moyens (emballages, véhicules…) et des itinéraires de transport. Après la gestion des flux de transport, la gestion des retours s’impose comme une des activités importantes de la logistique de distribution. Il convient de l’intégrer dans la planification des transports afin de profiter de la place disponible lors du retour à vide des véhicules de livraison.

Logistique de pilotage

(Selon les 3 niveaux décisionnels) Système logistique ayant pour objet la définition des objectifs et les moyens d’action, le suivi et le contrôle des réalisations en vue d’une amélioration globale du taux de service. Elle se fonde sur les indicateurs d’activités logistiques et des services connexes. Elle suit en particulier les performances individuelles à partir d’une détermination du potentiel d’allocation des moyens rentables.

Logistique de production

(Selon le domaine) Ensemble des activités qui ont pour objectif d’assurer la mise à disposition dans les délais souhaités par les différentes unités de production et/ou d’assemblage des références et quantités voulues de matières premières et en-cours de production dans les meilleurs conditions de coût. La réalisation de ce processus implique la définition de règles de gestion (modèle de pilotage des flux, gestion des stocks d’en-cours de production, système de convoyage et de manutention, gestion du transport entre les sites de stockage et les unités de production…).

La logistique industrielle, c’est la pratique des méthodes de la logistique traditionnelle pour une gestion optimisée des flux de la production. Son périmètre d’action est donc composé des infrastructures dédiées à la fabrication des produits (usines, ateliers, sites…), auxquelles il convient d’associer les entrepôts amonts (qui contiennent les matières premières et consommables de production), les entrepôts intermédiaires et ateliers (qui contiennent les encours de production) et les entrepôts avals (dans lesquels sont stockés les produits finis).

Les caractéristiques de la logistique industrielle.

 La logistique de production gère les flux des matières pour les besoins de la fabrication et la planification des ressources de production (ressources humaines, ateliers de fabrication,  moyens matériels de l’usine)

 La gestion des flux de la production se traduit par différentes activités de logistique : la gestion de la demande, le calcul des besoins en matières et composants, la gestion des approvisionnements des stocks de matières et consommables, la gestion des stocks intermédiaires et gestion des stocks des produits finis.

 Pour se faire, différentes méthodes de planification sont alors utilisées : planification à capacité fini, planification à capacité infinie, ordonnancement des opérations en référence à un horizon d’ouverture (date de lancement) ou un horizon de fermeture (date de livraison réelle) ; utilisation du MRP pour le calcul des besoins en composants … selon la politique générale de production et les produits fabriqués, la production peut être organisée par flux tendus, par flux tirés ou par flux poussés et en combinant les méthodes tels que le juste à temps, les kanbans

 La planification des ressources de la production ou tout simplement l’emploi de ces ressources, second volets de la logistique industrielle, consiste à gérer dans un planning, les temps d’utilisation des ressources et les temps de non utilisation. Parmi ces ressources, le logisticien industriel est concerné par les matériels de production (outillages, machines..), les contenants (emballages, unités de stockages…), les moyens de manutention, les aires et bâtiments de stockage…

Les enjeux de la logistique industrielle

 La logistique industrielle est caractérisée par :

La demande aléatoire. Qu’elle soit saisonnière ou aléatoirement variable, la modification de la demande par rapport aux prévisions impacte directement tout le processus industriel ;

La complexité des produits (gestion de fiches articles pour les matières et composants, utilisation des nomenclatures, élaboration des gammes d’assemblage, vérifications des produits assemblés…) ;

Le partage des composants. Différents produits utilisent parfois les mêmes matières et composants. Il convient donc de mettre en place de bonnes règles de calcul des besoins, une planification rigoureuse des approvisionnents et une gestion juste des stocks ;

Des coûts de structure élevés pour certaines infrastructures. La mutualisation de certaines ressources parfois avec d’autres services/département de la même société est une alternative ;

Le respect du cahier des charges. Il convient de produire dans les temps, les quantités de produits demandées, réduire les défauts et ne pas dépasser le coût de revient au risque de réduire la marge bénéficiaire. Le savoir-faire des agents de production est donc à considérer ;

Efficacité du système d’information.

 Les contraintes de la logistique industrielle

Contraintes de marché. Elles se traduisent par la fluctuation de la demande en cours d’exercice qui peux pousseur à la révision des plans de production ; le traitement des retours (défauts de fabrication, erreurs de commandes…) qui engendrent des investissements nouveaux…

Contraintes techniques. Il s’agit de contraintes liées aux limites des ressources logistiques. Il convient de bien opérer le dimensionnement des infrastructures (de stockage par exemple) qui ne doivent être ni trop petites, ni trop grandes. Tenir compte des ressources à capacité limitée dans le processus de fabrication… ;

Contraintes réglementaires. Elles sont liées à l’impact des activités de production sur l’environnement : diffusion de gaz toxique qui polluent l’air ; risques de déversement des déchets de production dans la nature. Il faut donc prévoir leur traitement ou recyclage.

Les missions du logisticien industriel

Le logisticien industriel, professionnel de logistique et transport, a la maîtrise de la chaîne de fabrication industrielle. Il organise le flux des matières et composants dans la chaîne de fabrication, participe au calcul des besoins en matières et composants, ordonnance les opérations dans les ateliers de production et gère les stocks et planifie les approvisionnements, gère l’emploi des ressources de production.

 Le logisticien industriel opère en support au travail des techniciens et ingénieurs de la production (agents de production, techniciens de maintenance, qualiticiens, opérateurs machines…) qu’il décharge des soucis matériels ou administratifs. Il est chargé : de la gestion des données de base pour la fabrication (fiches articles, fiches des équipements, fiche des postes techniques, nomenclatures, gammes de fabrication…) ; de la gestion de la demande (prévision des consommations, enregistrement des commandes clients fermes) ; du calcul des besoins en matières et composants nécessaires pour la fabrication des produits commandés par les entrepôts de distribution ; de suivi des processus de production avec le souci d’identifier les goulets, et autres formes de dysfonctionnement et d’y apporter des solutions durables ; de la gestion des stocks (matières, consommables, emballages, pièces de rechange) et la planification des approvisionnements (quantités et dates de commandes, suivi des commandes…) ; de l’ordonnancement des commandes pour la production compte tenu des cahiers des charges clients ; de la gestion du planning des livraisons des produits fabriqués (gestion des quais de chargement) ; de la gestion des outils, et autres matériels de production installés dans l’usine ; de la gestion des engins des manutentions, du parc automobile et des parkings ; de l’optimisation des coûts de la production par l’utilisation des techniques de recherche opérationnelle (algorithmes d’optimisation) ;

 Le logisticien industriel doit disposer de bonnes connaissances sur la nature des produits fabriqués, les sources d’approvisionnement des matières et consommables, les conditions de transport et de stockage des matières, consommables, encours de production, produits finis, emballages et retours. Le logisticien industriel à travers ses méthodes de planification et l’organisation des processus de fabrication (agencement et succession des tâches) optimise l’emploi des ressources et réduits les non qualités.

Logistique de soutien

(Selon la fonction). Voir : logistique de support

Le soutien logistique a pour objectif d’assurer le maintien en condition opérationnelle d’un système en phase d’exploitation. Il met en œuvre un ensemble de processus et de moyens (ravitaillement, acquisition et gestion des rechanges, conditionnement-stockage-transport-manutention, opérations de maintenance, outillages, documentation, formation…) nommés éléments du soutien logistique. Ceux-ci constituent par intégration ce qu’il est quelquefois convenu d’appeler le système de soutien logistique.

Logistique de stockage

(Selon la fonction). Gestion des localisations des infrastructures de stockage, de leur agencement et de la circulation des produits entre ces entités de stockages (entrepôts et magasins).

Logistique de support

(Selon les 3 niveaux décisionnels).

Gestion des moyens permettant contrôler et accompagner la base opérationnelle dans son action. Il s’agit d’assurer la fonction de support aux opérations d’approvisionnement, de production et de distribution.

Logistique des retours

(Selon la fonction) Voir : logistique inversée

Gestion des flux de produits ou des emballages du consommateur vers le producteur.  Ces flux généralement pilotés par le Service Après-Vente (SAV), concernent  le retour des déchets pour recyclage, le retour de produits défectueux pour réparation ou remplacement, le retour des produits en fin de vie, le retour des invendus…

La logistique des retours est l’ensemble des activités mises en œuvre pour réaliser le flux inverse des marchandises. C.-à-d. partant du consommateur jusqu’à l’entrepôt de l’unité commerciale ou du fabricant. Elle est aussi connue sous les différentes appellations suivantes : « Reverse Logistics », « logistique à rebours », « logistique inverse » ou « rétrologistique ».

Les types de retours

La logistique des retours traite : du retour de marchandises dû à des méventes (invendus des journaux, livres, articles démodés, restants de promotion, produits périmés ou en limite de péremption…) ; du retour de marchandises dû à des erreurs de commande ou le rappel des produits défectueux par le producteur ; du retour des excès de stocks saisonniers. Le désengorgement des stockages permet de mettre sur le marché des produits nouveaux et de recycler les anciens pour les revendre. Du rappel des produits pour défectuosités ; de la récupération d’équipements obsolètes, en fin de vie et de matériaux dangereux et/ou présentant des risques pour l’environnement.

Ce processus qui a pour objet principal d’assurer les retours de marchandises peut être initialisé par le consommateur ou le fabricant :

Retour mis en place par les consommateurs pour réparation ou remplacement ;

Retour mis en place par l’entreprise pour assurer : la réutilisation pure et simple (des emballages par exemple : palettes, cartons, bouteilles, containers…) ; la valorisation (réparation, reconditionnement, réassemblage, cannibalisation ou recyclage)  des produits et composants pour une remise sur le marché (vente d’occasion, don de charité) ; l’élimination des produits en fin de vie ou le traitement des déchets de production, eaux usées, huiles usées…qui demeurent un thème important de la logistique industrielle.

Tous les produits retournés ne reviennent pas nécessairement vers le fabricant. Ils peuvent directement être conduits vers un partenaire qui prendra en charge leur traitement ou remise dans le cycle de production.

 Quelques aléas de la logistique des retours

Gérer les flux de retours nécessite de mettre en place une bonne synchronisation des flux. Il convient d’éviter trois formes de gaspillages : les 3M (Muda, Mura, Muri). Voici quelques précautions à prendre :

Fréquences d’envoi régulières et contrôlées. Les ressources mobilisées pour les retours doivent suffisamment être exploitées, au risque d’engendrer des coûts superflus ;

Traitement rapide et efficace des produits retournés. Eviter les surstocks de matériels parfois mal identifiés. Libérer les espaces en prévision des prochaines réceptions… ; 

Coût logistiques maîtrisés. La méconnaissance des coûts liés à la logistique des retours peut engendrer de lourdes dépenses insoupçonnées. Il convient donc de les enregistrer et analyser clairement.

Bénéfices de la logistique à rebours

 Parmi les diverses raisons qui poussent les organisations à s’intéresser à leurs retours de marchandises, nous retenons principalement les considérations économiques (dépenser moins dans l’achat de matières premières en réutilisant des composants récupérés) et environnementales (éviter les lourdes charges dues à la destruction de l’environnement).

 Consommer bio (produits naturels) ou écologique (produits faits de matières recyclées) est un phénomène de plus en plus répandu chez les consommateurs. Ce qui oblige en quelque sorte les industries à adopter de nouveaux procédés dans la fabrication de leurs produits (recyclage), mais surtout à mettre en place des réseaux de retours, capables de récupérer cette nouvelle matière première.

Logistique des services

(Logistique des activités de service) il s’agit de gestion des moyens  et infrastructures logistiques  dans les activités de services. C’est-à-dire, la vente ou la location de services logistiques. La logistique des services englobe dont la gestion des moyens (engins, véhicules, technologies…), la gestion des infrastructures logistiques (entrepôts, magasins…) et leur mise à disposition pour les besoins de la clientèle. Ex. location de voitures, location d’entrepôts, vente de prestation de transport,…

Logistique des transports

(Selon la fonction) Gestion des moyens de transport d’une organisation. La logistique des transports demandes d’avoir  de bonnes connaissances en législation des transports.  Il faut en outre bien connaitre les caractéristiques des véhicules et celles des produits. La logistique des transports englobe les activités telles que la planification des transports, la gestion des stocks de consommables, la gestion des opérations de chargement et déchargement, la détermination des routes, organisation des acheminements…

Logistique durable

(Selon le domaine) Gestion des activités traditionnelles de logistique en intégrant les critères environnementaux dans les prises de décision opérationnelles. Il s’agit de mettre l’accent sur les postes de coûts qui ont un plus grand impact sur l’environnement (transport, bâtiment, déchets) et de trouver des solutions pour améliorer le service rendu aux clients en diminuant l’impact de ces postes. Une logistique durable prend en compte les indicateurs environnementaux pour améliorer le service apporté au client. Ex : prise en compte des énergies de transport propres et des déchets d’emballage

La logistique est le pilotage synchronisé et optimisé des opérations couvrant l’acquisition des matières premières, leur transformation en produits finis et la mise à disposition ces produits au lieu de consommation. On retrouve donc dans la chaîne une succession d’opérations parmi lesquelles le transport. (Achat, emballage, manutention, entreposage, expédition, transport, livraison…)

Comment pourrait-on résumer l’esprit d’une logistique écologique ? C’est à cette question que nous proposons une réponse dans cet article. L’éco-logistique pour une entreprise se traduit par la prise en compte des critères environnementaux dans les activités de logistique et transport.  Sa finalité est de permettre une économie des ressources (matérielles et énergétiques), la réduction des  émissions des déchets, le respect de l’environnement tout en restant compétitive. La préoccupation majeure devient donc celle de trouver un équilibre juste entre logistique, compétitivité et respect de l’environnement.

Quelle relation entre logistique et compétitivité ? Une entreprise est compétitive lorsqu’elle parvient à proposer de meilleures offres commerciales que ses concurrents, tout en réalisant une bonne marge bénéficiaire. Augmenter le prix de vente pour faire des bénéfices est une hérésie car cela donnerait avantage à la concurrence. Comment faire donc pour augmenter ses profits sans faire varier les prix de vente ? Il faut produire et livrer aux moindres coûts. Et c’est là toute l’importance de la logistique (les charges évitées se traduisent en gains potentiels).      

Niveaux de croissance liés aux enjeux énergétiques et environnementaux

Caractéristiques de la logistique durable    

La logistique durable est une démarche qui se résume en ces mots : « Faire mieux avec moins de ressources ».  Il s’agit de garantir la survie des processus logistiques dans le temps en réduisant autant que l’on peut la densité et la diversité des opérations, des activités et des produits : 

  • Moins de matières premières : utilisation de matériaux recyclables…
  • Recours aux moyens matériels et infrastructures les moins énergivores : meilleur détermination des moyens de transport, amélioration du taux de remplissage des véhicules de transport…
  • Moins de flux de transport : optimisation des trajets, réduction des congestions routières, meilleure détermination des réseaux de distribution, optimisation du conditionnement et emballage des chargements…
  • Adoption des stratégies collaboratives au niveau national ou régional : cross-docking, gestion partagée des approvisionnements, gestion mutualisée des approvisionnements, stratégie CPFR…

 Une logistique durable bien appliquée se traduit généralement par des gains économiques conséquents (réduction des coûts) et une accélération notoire des flux (réduction des files d’attentes, réduction du nombre de flux…)           

  Caractéristiques de la logistique verte    

La logistique verte se traduit par l’intégration de la démarche écologique dans la gestion des processus logistiques. Cette association entre « logistique » et « écologie » a donnée naissance à l’éco-logistique ou Logistique verte. La logistique verte s’étend au-delà des simples caractéristiques d’une logistique durable avec une finalité : réduire l’impact des activités de logistique et transport sur l’environnement.     La démarche écologique dans la gestion des processus logistiques s’étend sur tout le cycle de vie du produit. De l’extraction des matières premières, en passant par les étapes de transformation, stockage, transport, mise sur le marché, utilisation et destruction en fin de vie, l’éco-logistique se traduit par l’emploi de matières premières écologiques, l’utilisation des énergies propres ou renouvelables, l’utilisation de matériaux recyclables dans la fabrication, la réduction de la pollution et des émissions de gaz, traitement moderne des flux d’information (moins de papiers pour plus de numérique), prise en charge des marchandises retournée ou en fin de vie (moins de déchets et plus de recyclage)…     

Logistique évènementielle

(Selon le domaine). Gestion des moyens nécessaires à l’organisation et au bon déroulement d’un évènement. La logistique évènementielle englobe la gestion du fret (le transport de matériels, équipements et accessoires nécessaires et leur installation / désinstallation), la gestion des voyageurs (réservation des voyages, d’hôtels, de véhicules et de la restauration pour les intervenants, participants) la gestion des formalités (toutes les formalités administratives relatives à ces flux).

La logistique évènementielle, c’est la pratique de la logistique dans le domaine de l’évènementiel. Elle se distingue de la logistique traditionnelle par le fait que la réalisation de l’évènement correspond à un processus très particulier. D’après une étude séparée sur « l’Organisation des processus de production », la logistique évènementielle entre dans le cadre de l’organisation de la production dans un emplacement fixe.     C’est une forme d’organisation spécifique à une production généralement unitaire (on réalise l’évènement une fois). Il s’agit d’un projet, avec les dates de début et de fin souvent connues. Toutes les ressources doivent être acheminées vers le lieu de réalisation de l’évènement. Et c’est précisément la gestion de ces flux physiques (acheminements) et l’organisation de l’évènement proprement dit (ordonnancement des opérations/tâches) qui constituent le cahier des charges de la logistique évènementielle.

Les caractéristiques de la logistique évènementielle. 

   La logistique évènementielle se traduit par la gestion et la mise à disposition des ressources (préparation des infrastructures, véhicules, matériels), l’organisation de l’acheminement des produits (moyens matériels, équipements, outillages…) et des personnes vers le lieu où se produira l’évènement et enfin l’organisation du déroulement de l’évènement proprement dit.     Contrairement à la logistique humanitaire qui présente des contraintes d’ordre sécuritaire, de nombreux imprévus et d’énormes facultés d’adaptation, la logistique évènementielle s’opère dans un contexte moins contraignant. Les imprévus, les risques et les dangers sont moindres et influencent que très peu les opérations de logistique.

Types d’activités évènementielles   

De nombreux types d’évènements, d’envergures différentes interpellent le logisticien. Nous proposons ci-après une liste non exhaustive :  l’organisation d’évènements culturels (concerts, spectacles, festivals, commémorations, défilés…) ;

  • l’organisation de tournées artistiques internationales (musique, théâtre, danse, expositions…) ;
  • l’organisation des productions cinématographiques et audiovisuelles (documentaires, reportages, films, publicités…) ;
  • l’organisation d’évènements sportifs (championnat national ou international, compétitions de vacances, jeux olympiques…) ;
  • l’organisation d’évènements institutionnels (sommets, congrès, séminaires, forums) ;
  • l’organisation d’évènements privés (soirées, mariages, excursions, réceptions…) ;
  • l’organisation des rencontres d’entreprises (salons, foires et expositions…).

Les missions du logisticien évènementiel 

 Le logisticien évènementiel, professionnel qualifié de logistique et transport, est en charge de l’organisation du transport des produits (moyens matériels, équipements, outillages…) et des personnes vers le lieu où se déroulera l’évènement, de l’implantation et la mise à disposition des moyens fixes et meubles et enfin de l’organisation du déroulement de l’évènement proprement dit. A la tête d’un service ou d’une équipe logistique, Il : 

  • opère en support au travail des intervenants (artistes, séminaristes, compétiteurs, invités, exposants, sportifs…) qu’il décharge des soucis matériels ou administratifs ;
  • il prépare le cahier des charges de l’évènement, récence l’ensemble des ressources nécessaires pour sa réalisation et élabore le plan d’action ;
  • organise, planifie et suit la réalisation des opérations d’acheminement des produits, des matériels, des équipements et des intervenants vers le lieu de l’évènement ;
  • accomplit les formalités administratives (achat des titres de transport ; formalités de voyages des personnes ; formalités d’escales, réservations d’hôtels,  formalités de passages dans les points frontières ; formalités de transport avec le suivi des documents divers qui accompagnent les marchandises…) ;
  • organise la gestion des infrastructures logistiques et leurs équipements (acquisition, exploitation et surveillance), la gestion des véhicules de transport (affrètements, entretien, planning d’exploitation), la gestion des stocks de matériels et consommables et organise les approvisionnements (collecte/groupage, réception, inventaire, rangement, préparation des commandes et expédition) ;
  • organise la sécurité des installations et des infrastructures logistiques réservées pour l’évènement ;
  • organise l’ordonnancement (ordre dans lequel les intervenants vont se succéder et les activités se réaliser) pendant le déroulement de l’évènement ;
  • gère les priorités et les objets critiques (tâches ou opérations critiques, besoins critiques,  affaires critiques…) dont les natures et seuils de criticité sont prédéfinis par lui-même ou par le donneur d’ordre ;
  • veille sur le respect des délais (temps logistiques, délais de passage, délais des locations et affrètement, délais de réalisation) ;
  • suit et valide les coûts logistiques liés à l’organisation et au déroulement de l’évènement ;
  • supervise la gestion du système d’information, permettant aussi de vérifier que les tâches et opérations se réalisent bien comme prévu ;
  • consolide et transmet les rapports d’activité formels (suivant un modèle et un canal prédéfinis par le donneur d’ordre).

Sur place, au lieu où se produit l’évènement, le logisticien est souvent le premier à arriver (pour organiser les installations fixes et les implantations) et le dernier à partir (après la réexpédition du matériel et le retour des intervenants). 

Logistique externe

(Selon l’espace) Externalisation des activités traditionnelles de logistique (préparation des commandes, emballage, manutention, expédition, transport stockage…) dans le système opérationnel externe de l’entreprise. Gestion des activités et des prestations réalisées par des prestataires logistiques. 

Logistique forestière     

 (Selon le domaine). Gestion des activités traditionnelles de logistique dans l’exploitation forestière. Elle se caractérise par l’usage important des engins de génie civil et de manutention en plus du caractère exceptionnel des transports. 

Logistique globale

(Selon l’espace). Gestion des flux de produits sur une chaîne étendue ou encore la « Supply Chain » qui va du fournisseur du fournisseur au client du client. Cela nécessite d’avoir un bon système d’échange de données entre tous les partenaires impliqués dans cette chaîne que traversent les flux physiques, financiers et d’informations.

La logistique globale intègre toute les formes de logistiques citées ici selon la fonction.

Logistique humanitaire

(Selon le domaine). Gestion des activités traditionnelles de logistique dans le domaine de l’humanitaire. La logistique humanitaire s’occupe des opérations et formalités de collecte, de stockage, d’envoi et d’acheminement de matériel. Elle se charge aussi de sa distribution à destination.

 Le contexte de la logistique humanitaire est soumise à des  contraintes particulières : nature des produits (produits de premières nécessité ou de premiers secours exigent des conditions de transport et de stockage particulières) ; La destination des produits (non destinés à la vente, régimes douaniers particuliers….). La logistique humanitaire a aussi ceci de particulier qu’elle est une logistique d’urgence.

La logistique humanitaire, c’est la pratique de la logistique dans le domaine de l’humanitaire. Cette pratique se différencie de la logistique traditionnelle uniquement à cause des caractéristiques (contraintes et exigences) particulières que présente le domaine de l’humanitaire. 

Des études parallèles ont démontré que la logistique à elle seule représente 80% de l’action humanitaire. Sa place dans ce domaine par conséquent est importante. Il ne serait pas aberrant de dire que l’humanitaire, c’est de la logistique de A à Z.

Les caractéristiques de la logistique humanitaire.

 Les activités de la logistique humanitaire ont pour finalité d’apporter une aide ou une assistance matérielle à des populations en difficulté, des populations sinistrées, des populations victimes de catastrophes naturelles, de guerre ou de famine… en bref des populations qui en général ont besoin d’une assistance rapide et massive, qu’il convient de réaliser même lorsque l’évènement à l’origine de leur malheureuse situation perdure.

 La principale caractéristique de la logistique humanitaire est donc « l’urgence » manifeste qui impose la réalisation des opérations par flux tendus. Il faut agir vite pour limiter les pertes, car les populations sinistrées attendent et le temps joue contre nous. ;

 Une seconde caractéristique aussi importante est l’existence forte et parfois permanente du « danger », des « risques » et autres « difficultés » souvent nombreuses qu’il faut affronter et surmonter absolument (horaires de travail indéfinis, environnement hostile, difficile d’accès, manque d’infrastructures, insuffisance des effectifs et des moyens, insécurité, risques d’enlèvement et voire même de mort…). Il faut murir en profondeur les réflexions et prévoir parfois les scénarios les plus inattendus ;

 Nous retenons enfin « l’étendue géographique » des actions humanitaires. Elle nécessite en effet, et très souvent, de réaliser des acheminements transfrontaliers. Il faut donc scrupuleusement maîtriser et respecter des législations différentes, accomplir de nombreuses formalités administratives. Des blocages sont quasi inévitables.

 Pour le logisticien, un des côtés intéressants de la logistique humanitaire est l’organisation des acheminements multimodaux, et l’existence de combinaisons diverses de moyens et de stratégies logistiques. Le domaine de la logistique humanitaire est donc pour ce dernier un véritable jardin où il a la possibilité d’exprimer ses nombreuses connaissances en logistique et transport. Il n’y a pas de place pour la routine, il faut régulièrement s’adapter aux situations nouvelles. Il faut en définitive, aimer l’aventure !

Les missions du logisticien humanitaire

 Le logisticien humanitaire, professionnel qualifié de logistique et transport, est en charge de l’organisation de l’aide matérielle à des populations sinistrées. A la tête d’un service ou d’une équipe logistique, Il : opère en support au travail des spécialistes (secouristes, médecins, infirmiers…) qu’il décharge des soucis matériels ou administratifs ; organise, planifie et suit la réalisation des opérations d’acheminement des produits, des matériels, des équipements et du personnel d’intervention ; accomplit les formalités administratives (formalités de voyages des personnes ; formalités de passages dans les points frontières ; formalités de transport avec le suivi des documents divers qui accompagnent les marchandises…) ; gère les infrastructures logistiques et leurs équipements (acquisition, exploitation et surveillance), les véhicules de transport (affrètements, entretien, planning d’exploitation), les stocks de produits et consommables et organise les approvisionnements (collecte/groupage, réception, inventaire, rangement, préparation des commandes et expédition) ; organise la sécurité des campements et des infrastructures logistiques implantées sur le lieu de l’intervention ; gère les priorités et les objets critiques (tâches ou opérations critiques, besoins critiques,  affaires critiques…) dont les natures et seuils de criticité sont prédéfinis par lui-même ou par le management de l’organisation humanitaire ; gère les litiges / traite les réclamations (pertes ou dommages sur les marchandises) ; veille sur le respect des délais (temps logistiques, délais de livraison, délais des locations et affrètement, délais de réalisation) afin d’éviter le paiement par exemple de pénalités ; suit et valide les coûts logistiques liés à sa chaîne d’opération et selon un périmètre de travail bien défini ; développe et met en place des outils de gestion et de pilotage : procédures de suivi des flux, structure d’information et d’alerte sur des éventuels dysfonctionnements (annulations, retards, dépassements, incidents et accidents…) supervise la gestion du système d’information, permettant de tracer l’acheminement des produits entre les différents acteurs de sa chaîne logistique. Consolide et transmet les rapports d’activité formels (suivant un modèle et un canal prédéfinis par l’organisation humanitaire).

 Sur place, au lieu où se produit l’opération de secours ou d’aide, le logisticien humanitaire est souvent le premier à arriver (pour organiser les installations fixes et les implantations) et le dernier à partir (après la réexpédition du matériel et le retour des secouristes). La rigueur, la maîtrise de soi, la capacité d’analyse, d’anticipation des actions, et d’adaptation face aux situations nouvelles sont indispensables. La pratique de langues étrangères est un atout.

Logistique industrielle

(Selon le domaine). Gestion des flux de matières et consommable, flux des produits et gestion des services dans le domaine de l’industrie.  La logistique industrielle englobe les activités de planification de la production avec échéancier de lancement, de calcul des besoins nets, de gestion des capacités, de gestion des stocks de matières, consommables et produits…

La logistique industrielle, c’est la pratique des méthodes de la logistique traditionnelle pour une gestion optimisée des flux de la production. Son périmètre d’action est donc composé des infrastructures dédiées à la fabrication des produits (usines, ateliers, sites…), auxquelles il convient d’associer les entrepôts amonts (qui contiennent les matières premières et consommables de production), les entrepôts intermédiaires et ateliers (qui contiennent les encours de production) et les entrepôts avals (dans lesquels sont stockés les produits finis).

Les caractéristiques de la logistique industrielle.

La logistique de production gère les flux des matières pour les besoins de la fabrication et la planification des ressources de production (ressources humaines, ateliers de fabrication,  moyens matériels de l’usine)

 La gestion des flux de la production se traduit par différentes activités de logistique : la gestion de la demande, le calcul des besoins en matières et composants, la gestion des approvisionnements des stocks de matières et consommables, la gestion des stocks intermédiaires et gestion des stocks des produits finis.

 Pour se faire, différentes méthodes de planification sont alors utilisées : planification à capacité fini, planification à capacité infinie, ordonnancement des opérations en référence à un horizon d’ouverture (date de lancement) ou un horizon de fermeture (date de livraison réelle) ; utilisation du MRP pour le calcul des besoins en composants … selon la politique générale de production et les produits fabriqués, la production peut être organisée par flux tendus, par flux tirés ou par flux poussés et en combinant les méthodes tels que le juste à temps, les kanbans

La planification des ressources de la production ou tout simplement l’emploi de ces ressources, second volets de la logistique industrielle, consiste à gérer dans un planning, les temps d’utilisation des ressources et les temps de non utilisation. Parmi ces ressources, le logisticien industriel est concerné par les matériels de production (outillages, machines..), les contenants (emballages, unités de stockages…), les moyens de manutention, les aires et bâtiments de stockage…

Les enjeux de la logistique industrielle

La logistique industrielle est caractérisée par :

  • La demande aléatoire. Qu’elle soit saisonnière ou aléatoirement variable, la modification de la demande par rapport aux prévisions impacte directement tout le processus industriel ;
  • La complexité des produits (gestion de fiches articles pour les matières et composants, utilisation des nomenclatures, élaboration des gammes d’assemblage, vérifications des produits assemblés…) ;
  • Le partage des composants. Différents produits utilisent parfois les mêmes matières et composants. Il convient donc de mettre en place de bonnes règles de calcul des besoins, une planification rigoureuse des approvisionnents et une gestion juste des stocks ;
  • Des coûts de structure élevés pour certaines infrastructures. La mutualisation de certaines ressources parfois avec d’autres services/département de la même société est une alternative ;
  • Le respect du cahier des charges. Il convient de produire dans les temps, les quantités de produits demandées, réduire les défauts et ne pas dépasser le coût de revient au risque de réduire la marge bénéficiaire. Le savoir-faire des agents de production est donc à considérer ;

Efficacité du système d’information.

 Les contraintes de la logistique industrielle

Contraintes de marché. Elles se traduisent par la fluctuation de la demande en cours d’exercice qui peux pousseur à la révision des plans de production ; le traitement des retours (défauts de fabrication, erreurs de commandes…) qui engendrent des investissements nouveaux…

Contraintes techniques. il s’agit de contraintes liées aux limites des ressources logistiques. Il convient de bien opérer le dimensionnement des infrastructures (de stockage par exemple) qui ne doivent être ni trop petites, ni trop grandes. Tenir compte des ressources à capacité limitée dans le processus de fabrication… ;

Contraintes réglementaires. Elles sont liées à l’impact des activités de production sur l’environnement : diffusion de gaz toxique qui polluent l’air ; risques de déversement des déchets de production dans la nature. Il faut donc prévoir leur traitement ou recyclage.

Les missions du logisticien industriel

 Le logisticien industriel, professionnel de logistique et transport, a la maîtrise de la chaîne de fabrication industrielle. Il organise le flux des matières et composants dans la chaîne de fabrication, participe au calcul des besoins en matières et composants, ordonnance les opérations dans les ateliers de production et gère les stocks et planifie les approvisionnements, gère l’emploi des ressources de production.

 Le logisticien industriel opère en support au travail des techniciens et ingénieurs de la production (agents de production, techniciens de maintenance, qualiticiens, opérateurs machines…) qu’il décharge des soucis matériels ou administratifs. Il est chargé :  de la gestion des données de base pour la fabrication (fiches articles, fiches des équipements, fiche des postes techniques, nomenclatures, gammes de fabrication…) ; de la gestion de la demande (prévision des consommations, enregistrement des commandes clients fermes) ; du calcul des besoins en matières et composants nécessaires pour la fabrication des produits commandés par les entrepôts de distribution ; de suivi des processus de production avec le souci d’identifier les goulets, et autres formes de dysfonctionnement et d’y apporter des solutions durables ; de la gestion des stocks (matières, consommables, emballages, pièces de rechange) et la planification des approvisionnements (quantités et dates de commandes, suivi des commandes…) ; de l’ordonnancement des commandes pour la production compte tenu des cahiers des charges clients ; de la gestion du planning des livraisons des produits fabriqués (gestion des quais de chargement) ; de la gestion des outils, et autres matériels de production installés dans l’usine ; de la gestion des engins des manutentions, du parc automobile et des parkings ; de l’optimisation des coûts de la production par l’utilisation des techniques de recherche opérationnelle (algorithmes d’optimisation) ;

 Le logisticien industriel doit disposer de bonnes connaissances sur la nature des produits fabriqués, les sources d’approvisionnement des matières et consommables, les conditions de transport et de stockage des matières, consommables, encours de production, produits finis, emballages et retours. Le logisticien industriel à travers ses méthodes de planification et l’organisation des processus de fabrication (agencement et succession des tâches) optimise l’emploi des ressources et réduits les non qualités.

Logistique internationale

 (Selon l’espace) C’est la réalisation des activités traditionnelles de la logistique entre deux points situés chacun dans un pays différent. Il s’agit donc de la gestion des opérations de commerce international avec les opérations d’exportation et importation, de transport international, de transit, de déclaration en détail…

La logistique internationale, c’est la pratique des méthodes de la logistique traditionnelle pour une gestion optimisée des flux de marchandises et de personnes à l’international. Elle intègre les activités d’importation et exportation et l’organisation des opérations de transports transfrontaliers.

Les caractéristiques de la logistique internationale.

 Alors que dans la pratique elle est essentiellement dédiée à la gestion des flux de marchandises, la finalité de la logistique internationale est d’accomplir l’acheminement des produits depuis le lieu de livraison dans le pays d’exportation (entrepôt du fournisseur, entrepôts du transitaire, transporteur…) jusqu’à l’entrepôt de l’importateur dans le pays d’importation, Il s’agit d’organiser dans les meilleures conditions économiques et les meilleures délais l’acheminement des marchandises.

Les enjeux de la logistique internationale

Multiplicité des intervenants. Il convient de bien organiser la circulation des informations et des marchandises, bon suivi des flux documentaires, bonne planification des opérations physiques ;

Multi modalité des opérations de transport. Faire attention à la nature et taille des colis, aux types d’emballage utilisé, favoriser l’utilisation des unités de transport intermodal (UTI) ;

Diversité des textes réglementaires. Des conflits peuvent exister entre les réglementations nationales et internationales. Il convient de savoir quelle législation ou convention s’applique à chaque étape de l’acheminement international ;

Maîtrise de temps logistiques. Il faut optimiser les temps de traitement des flux (moins de ruptures des charges, gestion anticipé de certaines formalités administratives, Inter modalité et accélération des temps de transbordement…) ;

Maîtrise des coûts logistiques. Optimiser les coûts liés aux flux internationaux (coûts des prestataires, meilleure combinaison de moyens, déploiement des stratégies logistiques collaboratives, choix des régimes douaniers les mieux adapté à chaque situation… ;

Maitrise des risques. Protection des marchandises, moins de manipulations, assurance, respect des conditions de transport pour les denrées périssables,

Les contraintes de la logistique internationale

Contraintes liées aux marchandises. Selon la natures des produits, denrées alimentaires, marchandises périssables, marchandises dangereuses, il convient de prendre des dispositions et mesures adéquates afin d’éviter toute forme d’avarie pouvant découler des propriétés même des marchandises (recommandations réglementaires, respect des conditions de transport…) ;

Contraintes réglementaires. Obligations documentaires liées à la nature des produits importés (licences, certificats d’origine, certificats de circulation, contingents) ; obligations documentaires liés au type d’expédition (documents à produire suivant le mode de transport) ; obligation de déclaration en douane (connaissance obligatoire de la nomenclature douanière des produits, du tarif des douanes et des régimes douaniers) ; horaires de travail dans les pays d’escale ; réglementation applicable en cas de litiges ;

Contraintes géographiques. Le climat, l’environnement socioculturel, et tout simplement la météo peuvent amener à reconsidérer certain choix du logisticien ;

Contraintes techniques (absence des moyens de manutention adéquats dans les points de transbordement et au lieu de déchargement final, planning des transports internationaux qui peut être influencé par de nombreux facteurs…).

 Les missions du logisticien international

 Le logisticien international, professionnel de logistique et transport, a la maîtrise de la chaîne logistique internationale. Il organise l’acheminement des marchandises et planifie les déroulements des opérations au niveau de chaque maillon de la chaîne de transport. Le logisticien international est chargé :  de l’organisation des acheminements internationaux de porte à porte (door to door) ; du choix des emballages utilisés pour protéger les marchandises au cours du transport ; du choix du type d’expédition (mode de transport) à utiliser et peut, pour des raisons économiques, ou des contraintes autres, opter pour un acheminement multimodal ; du choix des prestataires logistiques (transitaires, transporteurs). en général, il conclut un accord commercial avec ces prestataires qui alors, agissant en qualité de mandataire ou de commissionnaire prennent à leur charge la réalisation de certaines opérations (emballage, transport, manutention, entreposage, déclaration en douane…) ; de la planification, la validation et du déclenchement des opérations auprès des prestataires logistiques, par transmission d’un ordre de travail (ordre d’expédition, ordre de transport, ordre de transit…) ; du suivi des flux de transport (dates de départ, dates d’arrivée, escales) et de la traçabilité des marchandises. il doit par conséquent pouvoir à tout moment produire un rapport sur la situation des acheminements et la position des marchandises ; de la validation des coûts logistiques (contrôles des postes facturés par les prestataires et validation des coûts avant le paiement des factures par la finance) ;

 Le logisticien international doit disposer de bonnes connaissances sur la nature des produits traités, les emballages des produits, la gestion des emballages vides, la législation des transports internationaux, les opérations de paiement à l’international, les procédures locales d’importation et exportation, les procédures douanières, les véhicules de transport, les intervenants de la chaîne logistique internationale et leurs missions, la législation du commerce et les accords préférentiels ou de libre échange

 Logistique interne

(Selon l’espace). Gestion des activités traditionnelles de logistique (préparation des commandes, emballage, manutention, expédition, transport stockage…) dans le système opérationnel interne de l’entreprise. Toutes les activités et les prestations sont réalisées sous la responsabilité et le contrôle de l’entreprise.

Logistique inverse

(« Reverse Logitics »). Voir : logistique des retours ; logistique verte.

 Processus qui a pour objet d’assurer les retours de marchandises : demandé par les consommateurs pour cause d’erreur ou de problèmes techniques impliquant réparation ; mis en place par l’entreprise pour assurer le recyclage, l’élimination ou la valorisation (sur un marché de l’occasion par exemple pour certains produits manufacturés) des produits en fin de vie.

Le traitement des déchets est un problème qui se situe partout, du producteur au vendeur. Auparavant, les déchets étaient simplement jetés ou enterrés. Le traitement des résidus est aujourd’hui un thème important de la logistique.

Logistique opérationnelle

(Selon les 3 niveaux décisionnels) gestion des opérations physiques, réalisées sur le terrain ou dans les ateliers. Système logistique ayant pour objet l’exécution de l’ensemble des opérations qui s’intercalent entre la prise de commandes clients, l’approvisionnement en matières et consommables, la fabrication des produits, la gestions des stocks et préparation des commandes, la livraison aux clients et le recouvrement des paiements correspondants.

Logistique pétrolière

(Selon le domaine). Gestion des activités traditionnelles de logistique dans l’exploitation pétrolière. Elle se caractérise par l’usage de tous les modes de transport avec principalement les bateaux et les hélicoptères, la gestion des opérations dans des sites isolés offshore ou onshore. Ce qui exige une bonne gestion des temps et la mise en place des stocks pour pallier aux perturbations des flux physiques.

Nous définissons la logistique pétrolière comme la pratique des méthodes traditionnelles de la logistique pour la gestion des flux des de matériels et de personnes dans les activités pétrolières.

Caractéristiques de la logistique pétrolière

Localisation des sites de production : multiples sites de production en on shore ou offshore. Ce qui explique une chaîne logistique à deux parties avec un point pivot : la base ou plate-forme logistique. La chaîne globale se décompose en chaîne logistique externe (des fournisseurs à la base logistique) et chaîne logistique interne (de la base logistique aux sites de production)

Localisation des sources d’approvisionnement. Alors que la grande majorité des sites de production se trouve dans les pays peu développés, les industries qui fabriquent le matériel pétrolier sont localisées dans les pays développés avec une forte concentration en Europe, Amérique et Chine. Les distances entre les lieux de fabrication et d’utilisation du matériel sont hyper importantes ;

Importance des opérations de manutention et transport. La gestion du parc de véhicule occupe une place très importante dans la logistique pétrolière. Ce parc de véhicules lourds se caractérise par la présence de gros engins de manutention, de camions de plus de 40T, des barges, des bateaux, des aéronefs et même des autobus pour le transport de personnes…

Importance de la gestion des stocks. L’éloignement des sources d’approvisionnement et les opérations de maintenance régulières exigent la mise en place d’un important stock de pièces de rechange, de consommables (lubrifiants, carburants…)

La nature des produits : produits volumineux et lourd nécessitant de grands espaces et des grands moyens de manutentions, produits dangereux (chimiques, corrosifs, explosifs…).

Importance des infrastructures logistiques. La taille du parc de véhicule, les quantités importantes de produits qui circulent, le nombre important des équipements et outillages exigent l’implantation de grosses infrastructures logistiques (entrepôts, parc de stationnement, quais de chargement/déchargement…)

La diversité des achats. Les produits achetés sont extrêmement variés : location de matériel ou de personnel, achats généraux, achats spécifiques de matériel pétrolier.

Importance des flux de personnes. L’éloignement des sites de production oblige les entreprises pétrolières à adopter un système de rotation du personnel. Les séjours dans ces sites varient de 2 à 6 semaines selon les compagnies, suivis d’une période équivalente de repos (récupération). L’activité pétrolière emploi aussi un grand nombre de personnes expatriées, ce qui justifie aussi la place importante qu’occupe l’activité de gestion des voyages et gestion des services généraux (habitations).

Enjeux de la logistique pétrolière

Infrastructures, moyens de manutention et de transport lourds, capable d’assumer l’ensemble des flux de matériels et de personnes entre les sites de production, tout en surmontant les différents obstacles techniques, climatiques et géographiques.

Travail en flux tendus, tout est mis en œuvre pour assurer une production continue dans les plateformes pétrolières. Ce qui exige une organisation du travail stricte en amont de la chaîne logistique et surtout la mise en place de véritables mesures d’anticipation sur les probables causes de blocage des flux ou de la production.

Importance des pénalités en cas de retard. Dans le domaine pétrolier, le chiffrage des pénalités est estimé en millions de dollars. Les montants mis en jeu pour les activités de forage, les opérations nécessitant l’intervention d’experts externes (installation de nouveaux équipements, maintenance, contrôles de qualité…) sont exceptionnellement importants

L’optimisation des coûts logistiques. La logistique pétrolière fait appel à la quasi-totalité des métiers de la logistique. Toutes les activités de logistique sont présentes. Et très souvent, plusieurs modes de transport sont combinés pour les acheminements. Les flux de marchandises étant permanents, avec des infrastructures et parfois des moyens de transport limités, il est important de mettre en place une bonne synchronisation de l’usage de tous ses moyens avec un véritable souci d’optimisation.

 Contraintes de la logistique pétrolière

 Risque du métier divers : risques liés aux opérations de manutention (chutes d’objets, défaillance des accessoires de manutention…), risques liés à la manipulation des marchandises dangereuses (acides, chimiques, explosifs…), risque liés au travail dans un environnement dangereux (explosion, noyade, échappement de gaz toxiques…), autant de risques qui exigent un respect strict des règles de sécurité

  Logistique suply chain

(Selon l’espace) on dit (Supply Chain Management). Voir : logistique globale

La Supply Chain correspond à « un ensemble d’activité et d’opérations soutenant les fonctions logistiques d’approvisionnement de matières et composants auprès d’un réseau de fournisseurs ; de transformation de ces matières et composants en produits intermédiaires ou finis ; et de distribution physique des produits aux clients » (Bowersox, Closs, 1996).

Logistique urbaine

(Selon l’espace) Gestion des flux de produits et de personnes qui entrent, sortent et circulent dans une ville (logistique urbaine), une ville et ses environs (logistique périurbaine), ou entre deux villes (logistique interurbaine).

  Le champ de la logistique urbaine est vaste. Au-delà des évènements (cérémonies et ateliers), il englobe la gestion du trafic routier (entretien, éclairage public, signalisation, régulation, parking); la gestion de parc de véhicule, voire d’engins de génie civil; la gestion des transports en commun des usagers ; la gestion des bâtiments, des écoles, des bâtiments et des infrastructures de loisirs… ; gestion de l’environnement (sécurité, pollution, nuisances sonores…). Par rapport à tout cela, il intègre les approvisionnents, la gestion des stocks de matériel et la gestion des services généraux.

La logistique urbaine, c’est la pratique des méthodes de la logistique traditionnelle pour une gestion optimisée des flux de marchandises et de personnes dans les centres urbains, les agglomérations, les périphéries et même les flux interurbains.

Cette pratique se différencie de la logistique traditionnelle fondamentalement par sa prépondérance à s’intéresser aux implantations des infrastructures de logistique et transport et au développement du réseau des transports urbains.

A- Les caractéristiques de la logistique urbaine.

 La finalité de la logistique urbaine est de facilité la mobilité urbaine. Il s’agit d’organiser dans les meilleures conditions de temps et de coûts, les flux entrants, les flux internes et les flux sortants dans les centres urbains, les villes ou les agglomérations. Ses principaux centres d’intérêt sont les suivants :

Implantation des infrastructures logistiques (entrepôts et plateformes de distribution, centres commerciaux ou de consommation, marchés … en bref, toute infrastructure qui demande un afflux massif des populations ou des marchandises) ;

Implantation des infrastructures de transport (gares routières et ferroviaires, ports, aéroports, parkings, installations de paysage routier, installations de pesage routier, stations à essence…) ;

Implantation des infrastructures de notoriété publique (toilettes publiques, décharges publiques, écoles publiques, éclairage publique, centres de loisirs, centres culturels et sportifs…) ;

Développement du réseau des transports (Classification des routes, entretien routier, signalisation routière, contrôle du trafic routier, systèmes d’information sur la circulation routière, législation des transports, évolution des transports en commun, inter connectivité des réseaux ferroviaires, routiers, maritimes et aériens, développement des techniques de transport intermodal…).

  B- Les missions du logisticien urbain

 Le logisticien urbain mène un ensemble de réflexions visant principalement à améliorer la mobilité urbaine, dans le double souci d’optimiser les temps et les coûts, mais aussi des respecter les diverses contraintes environnementales (sécurité, pollution, nuisances sonores…). Il anticipe sur la variation des flux urbains et travaille sur une meilleure organisation des chaînes logistiques d’approvisionnement. Le logisticien de la mobilité urbaine est chargé :

de la géographie des flux logistiques de personnes et de marchandises (étude de la taille et de la dispersion des flux principaux dans la cité, flux externes et les liaisons périurbaines et interurbaines…) ; du choix des implantations des infrastructures de logistique et de transport dans le centre urbain ; de l’organisation et de la planification des opérations d’acheminement des produits, des matériels, des équipements vers les consommateurs (livraison du dernier km, livraisons nocturnes afin de fluidifier la circulation en journée…) ; de l’optimisation du trafic routier à travers la création des centres mutualisés de traitement des flux de marchandises, des flux de personnes et des flux des véhicules routiers ;

du développe des solutions alternatives pour absorber les problèmes de bouchons ou des congestions routières (entretien des infrastructures de transport, entretien de la signalisation routière, utilisation du système d’information avancé sur le trafic urbain…) ; de l’étude de l’offre et de la demande de transport, soutenue par une rationalisation des moyens (basculement de certains flux routiers vers les modes ferroviaire et fluvial) ; organisation de la circulation urbaine (définition des lignes de transport en commun, implantation des têtes et des fins de lignes ou terminus, implantation des stations de taxis, réglementation…) de l’optimisation des coûts logistiques urbains

Logistique verte

(Selon le domaine) (éco-logistique) Une chaîne logistique verte (Green supply chain), est une chaîne logistique qui cherche à minimiser l’impact de ses activités sur l’environnement (émission des carbones, des gaz à effet de serre, pollution…) et vise à réduire ses impacts environnementaux tout au long du cycle de vie du produit considéré : conception, achats, production (à ses différents stades), logistique, emballages, distribution et recyclage. Il s’agit donc d’avoir une réflexion environnementale du berceau à la tombe, de l’extraction des matières premières au démantèlement et recyclage en fin de vie.

Une chaîne logistique verte (Green supply chain), est une chaîne logistique qui cherche à minimiser l’impact de ses activités sur l’environnement et vise à réduire ses impacts environnementaux tout au long du cycle de vie du produit considéré : conception, achats, production (à ses différents stades), logistique, emballages, distribution et recyclage.

 Il s’agit donc d’avoir une réflexion environnementale du berceau à la tombe, de l’extraction des matières premières au démantèlement et recyclage en fin de vie.

 Les actions pouvant être menées sont donc aussi diverses que les phases de la vie du produit :

Au niveau de la conception, il s’agit par exemple d’encourager l’utilisation de matière renouvelables ou recyclables, faciliter le démontage en fin de vie afin de permettre le recyclage de ses différentes composantes, réfléchir à des formes et volumes optimisant le stockage et le transport ;

Au niveau de la production, il s’agit de sélectionner des sous-traitants et fournisseurs donnant les meilleures garanties sur le plan environnemental et de concevoir les processus de production afin de minimiser les impacts environnementaux (limiter les pertes d’énergies et matières premières, les déchets) ;

Le stockage et l’emballage peuvent être optimisés en favorisant la compacité et les formes de contenants afin d’augmenter le taux de remplissage des différents stockages et moyens de transport. Il s’agit également d’avoir de contenants adaptés à leur contenu. Il est également possible de concevoir des emballages à usages multiples et recyclables ;

Un choix pertinent d’implantation des différentes entités (extraction de ressources naturelles, différentes étapes de fabrications, distribution) de la chaîne logistique peut réduire les distances et coûts de transports ainsi que limiter le nombre d’entrepôts et de plates-formes logistiques. Cela peut également générer des économies financières ;

Au niveau des transports, il s’agit de minimiser les tonnes/km parcourues et les émissions liées :

Optimiser au maximum le taux de remplissage des camions, améliorer le conditionnement et l’emballage du produit pour agencer de façon optimale les produits dans les camions, préférer des camions performants et l’éco-conduite. Les possibilités de report modal (vers le fret ferroviaire, maritime ou fluvial) doit également être envisagé. L’action peut aussi se faire en amont, une réorganisation de la production peut amener à obtenir des quantités optimisées pour le transport et à réduire les départs de camions ayant un taux de remplissage faible ;

Les infrastructures logistiques peuvent être conçues en utilisant des matériaux comme le bois, limitant leur consommation énergétique (maîtrise des besoins en chaleur et climatisation), favorisant les énergies renouvela (éolienne, solaire, géothermie, biomasse) et en utilisant de l’eau de pluie ;

 Au niveau de la fin de vie, il s’agit de prévoir les possibilités de réutiliser ou recycler les différents composants du produit ainsi que limiter les impacts liés à la mise en décharge du produit final. 

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